Accident viol, ,violence,traumatisme, Le stress qui suit un trauma s’imprime non seulement dans le cerveau, mais aussi dans le corps des victimes.

 

Grâce à l’imagerie cérébrale, Nous avons réussi à montrer les modifications qu’entraînent les traumatismes sur le cerveau.

On en sait davantage sur les effets du stress post-traumatique sur le mental et sur le cerveau, car tout ne peut être vu sur une IRM cérébrale. Nous avons pu observer un fonctionnement différent de l’amygdale, le «détecteur de fumée» du cerveau. Chez les traumatisés, cette dernière est toujours en activité, en permanence à la recherche de choses terribles qui peuvent arriver. Ceci rend les personnes traumatisées très douées pour détecter les dangers, mais les empêche de voir autre chose que ces derniers. Le traumatisme affecte également le système de filtre du cerveau. Quand ce système qui lui permet d’être sélectif est endommagé, on devient extrêmement réactif et dépassé par des choses sans importance. Les autres nous disent «ce n’est rien, ne fais pas attention», mais ces phrases n’ont aucun effet. La troisième partie atteinte est le cortex préfrontal médian, le siège de la conscience de soi. Pour tenter de faire barrage aux sensations terrifiantes, cette partie du cerveau qui permet de savoir ce qu’il se passe dans le corps s’éteint. On ne sait plus ce qu’on ressent et il devient très difficile d’être conscient de ce qui est bon ou mauvais pour soi ou de prendre une decision.

Les personnes traumatisées reproduisent sans cesse le traumatisme dans leur corps et leur esprit…, ceci a d’abord été montré par le psychiatre français Pierre Janet. Ce dernier a observé qu’après avoir été traumatisés, les gens ne cessaient de reproduire automatiquement certaines actions, émotions et sensations liées au traumatisme. Ils le revivaient en permanence et agissaient en conséquence. Cela les rendait incapables de passer à autre chose.

 

.